A la recherche de pistes pour alimenter les pratiques du cours de morale non confessionnelle dans l'enseignement primaire...
| Axe du développement personnel Les Droits de l’Enfant |
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Sujet : Les Droits de l’Enfant
Concept-clé : responsabilité |
| Compétence transversale privilégiée :
Compétence relationnelle : S’impliquer dans la vie sociale |
Intention pédagogique :
découvrir que les enfants ont des droits, comprendre quels sont ses droits et le rôle de l’UNICEF.
Bibliographie :
http://www.unicef.be
DE RIDDER M., Les mêmes droits pour tous ! in Simon (la revue d’éveil religieux des 7 – 10 ans) n°2, 15 octobre 2004, Averbode
Défends tes droits ! in Dauphin n°10 (numéro spécial), 9 novembre 2001, Averbode
Les droits de l’enfant in supplément au Journal des Enfants n°358, 5 novembre 1999 On a des droits ! in Dauphin n°8, 17 novembre 2006, Averbode
| Analyse-matière Les Droits de l ’Enfant |
Des Droits de l 'Homme aux Droits de l’Enfant
Le mot enfant nous vient du latin "infans" qui signifie : "celui qui ne parle pas." On voit déjà fidèlement se refléter dans cette origine du mot une conception bien particulière de l'enfant : "soit sage et tais toi !"
Ainsi les pères gaulois, avaient droit de vie et de mort sur les enfants. les lois romaines autorisaient les hommes à accepter ou refuser un enfant à sa naissance.
Se sont les philosophes du XVIIIe siècle qui fondèrent notre réflexion actuelle de l'éducation et l'épanouissement de chacun.
Arrive alors la Révolution Française avec l'abolition des privilèges (nuit du 4 août 1789) et surtout l'adoption, le 26 août de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen.
En ce qui concerne les droits des enfants, la Révolution laisse aussi une trace indélébile. Les relations parents/enfants évoluent et la mère y prend toute sa place. En 1793 l'enseignement primaire devient obligatoire et gratuit. Des reculs auront lieu et il faudra attendre le XIXe siècle pour obtenir de nouvelles conquêtes. Ainsi les soulèvements de 1830 (les trois glorieuses), de 1848 ou de 1871 (la Commune de Paris) participent de ces nouvelles conquêtes. Cette incessante bataille pour le droit au bonheur se poursuit de nos jours.
Les luttes sont quotidiennes.
Historique de la Convention des Droits de l’Enfant
Comment est née la Convention des Droits de l’Enfant ?
L’ONU ou Organisation des Nations Unies a été créé juste après la guerre 1939-45. Plusieurs pays se sont associés pour que la paix et la justice règnent dans le monde.
Le 10 décembre 1948, l’Assemblée Générale des Nations Unies a voté la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Ce document proclame les droits fondamentaux de tout être humain.
En 1959, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des Droits de l’Enfant.
Ces textes ont été revus et complétés. Ils ont abouti à une convention contraignante. Cette convention relative aux Droits de l’enfant a été adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989.
La Belgique (le 4 décembre 1990), ainsi que les autres pays* qui ont ratifié la convention, doivent veiller au respect des Droits de l’Enfant. Les Droits de l’Enfant font partie intégrante des Droits de l’Homme en général, même si l’Enfant doit bénéficier, en plus, de certains droits spécifiques.
La Convention définit l’enfance comme une période distincte de l’âge adulte :
les enfants, en raison de leur vulnérabilité, ont besoin d’une attention et d’une protection particulières.
La Convention proclame le rôle de la famille dans la vie des enfants : les parents sont les premiers responsables en matière de soins, de protection et de conseils à donner aux enfants. L’État leur accorde une aide appropriée pour remplir cette responsabilité.
La Convention déclare que les enfants sont les détenteurs de leurs propres droits : les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents. Ils sont des êtres humains à part entière capables de prendre en main leur propre développement.
La Convention déclare qu’aucun enfant n’est plus important qu’un autre : les droits sont les mêmes pour tous les enfants, quels que soient leur sexe, leur pays, leur langue, leur religion, leur origine ethnique, leur culture, leur situation de fortune ou toute autre situation. C’est ce qu’on appelle le principe de non discrimination.
La Convention attache la même importance à tous les droits des enfants : il n’y a pas de droit moins important qu’un autre.
1. Les enfants sont des êtres humains de moins de 18 ans (sauf si la loi d’un pays accorde la majorité plus tôt).
2. Tout enfant a un droit inhérent à la vie.
Pour grandir et s’épanouir, les enfants ont le droit d’être nourris, soignés et aimés.
Les parents ou d’autres personnes responsables des enfants doivent assurer leur protection et les soins nécessaires. L’État a l’obligation d’assurer la survie et le développement de tous les enfants.
*A l’heure actuelle, 192 pays ont ratifié la convention relative aux Droits de l’Enfant. Le dernier pays en date étant le Timor-Leste (ex Timor Oriental, indépendant depuis 2002) le 16 avril 2003.
Les 2 pays ne l’ayant toujours pas ratifié sont :
- Les Etats-Unis : ce Pays ne s’engage par sur la Convention parce que plusieurs de ses États refusent d’abolir la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs ou des handicapés, mais l’argument le plus significatif relève des droits des parents.
Décembre 2003 : les Etats Unis ont fait savoir qu’ils désiraient ratifier la Convention, mais ils souhaitent auparavant déposer une réserve sur l’article 37 qui condamne le recours à la peine de mort contre les enfants.
En effet, actuellement 25 Etats conservent la peine de mort dans leur arsenal
juridique applicable à des mineurs. Certains d’entre eux n’hésitent pas à l’appliquer concrètement y compris pour des mineurs atteints de maladies mentales avérées.
- La Somalie : l’état des institutions de ce pays ne permet pas la ratification de la convention.
En quoi consiste la Convention relative aux Droits des Enfants ?
La Convention relative aux droits de l’enfant comprend 54 articles. Pour faciliter la compréhension, ils ont été regroupés en 12 droits. Cette présentation reprend intégralement les éléments de l’affiche réalisée et distribuée par l’Unicef.
Les Droits de l’Enfant peuvent être divisés en 3 catégories :
1. Les droits qui protègent :
de la guerre, de la violence, de l’exploitation, des abus,…
2. Les droits essentiels au développement de l’enfant :
Soins médicaux, scolarisation, nourriture saine,…
3. Les droits qui font participer l’enfant à la vie sociale :
liberté de penser, de parler, de s’exprimer,…
Quels sont les Droits de l’Enfant ?
1. Je peux rêver, j’ai la liberté de penser, j’ai aussi le droit d’aller à l’église ou à la mosquée ou au temple… de pratiquer ma religion.
2. J’ai le droit d’aller à l’école, d’avoir accès aux connaissances qui me permettront de mieux comprendre et d’embellir le monde.
3. Enfant réfugié, j’ai le droit aux même protections et soins que les autres enfants.
4. J’ai aussi la possibilité de dire non. J’ai le droit de donner mon avis.
5. C’est ce que les grands appellent mon intérêt supérieur, qui doit guider toute décision des Etats, des Communautés, de mes parents.
6. J’ai le droit de savoir qui je suis, qui sont mes parents, quelle est ma nationalité.
7. A tout âge de ma vie, j’ai droit à une alimentation suffisante, la plus convenable et équilibrée, pour grandir harmonieusement.
8. Je ne dois pas être enrôlé dans l’armée, et, s’il y a la guerre, je dois être protégé et soigné.
9. Tout le monde doit me protéger contre les brutalités mentales, physiques, contre toute forme d’exploitation.
10.J’ai le droit de chanter, de danser, de jouer, de développer mes dons pour mon plus grand bonheur.
11.J’ai le droit de bénéficier de soins réguliers.